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La e-santé, l’avenir de la santé en construction

11 décembre 2017

E-santé, télésanté, santé connectée… Les termes pour désigner ce nouveau pan de la médecine et de la santé sont nombreux. Ils sont la preuve de l’importance des évolutions en cours. Voici quelques pistes pour comprendre le monde de la e-santé.


C’est quoi, la e-santé ?

Ce terme, apparu vraisemblablement pour la première fois en 1999 lors d’un congrès international de télémédecine, est défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme étant « les services du numérique au service du bien-être de la personne ». Autrement dit, il s’agit de l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) aux domaines de la santé, du bien-être et de la prévention. La e-santé exprime un changement profond du rapport à la santé, à la fois du côté de la médecine curative, mais aussi de la médecine préventive, puisqu’elle donne des moyens aux patients de prendre en main leur propre santé.
La e-santé est le terme générique qui regroupe les champs de la télésanté, de la télémédecine ou encore de la m-santé. Chacun de ces domaines a sa propre définition.

Ainsi, la télésanté rassemble « l’ensemble des technologies, des réseaux et des services de soins basés sur la télécommunication et comprenant les programmes d’éducation, de recherche collaborative et de consultation ». La télémédecine fait partie de la télésanté : elle désigne, suivant la définition du Code de la Santé Publique, une « forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication ». Quant à la m-santé, ou santé mobile, elle recouvre « les pratiques médicales et de santé publique reposant sur des dispositifs mobiles tels que téléphones portables, systèmes de surveillance des patients, assistants numériques personnels et autres appareils sans fil » (OMS).


En quoi la e-santé est-elle une réponse pertinente aux défis actuels de la santé ?

La e-santé regroupe donc un vaste ensemble de pratiques, de techniques et de technologies très diverses. Elle apparaît aujourd’hui comme une réponse à la fois pertinente et incontournable aux évolutions des sociétés occidentales et de leurs systèmes de santé. Inégalités territoriales d’accès aux soins, hausse de la prévalence des maladies chroniques, vieillissement de la population et prise en charge de la dépendance… Autant de faits de société qui engendrent de nouveaux besoins et rendent nécessaire l’utilisation de nouveaux outils pour y répondre.

Avec le développement de l’utilisation des Smartphones et l’arrivée sur le marché des objets connectés, il est naturel que les technologies de l’information et de la communication (TIC) se frayent un chemin de plus en plus large dans les nouvelles pratiques médicales et de santé. Ces nouveaux outils commencent notamment à révolutionner les métiers de la santé, avec l’émergence de nouvelles professions comme celle de « case manager » qui s’occupe de l’accompagnement global du parcours des patients en liant les aspects médicaux et sociaux.


Qui est concerné ?

Il est évident que chaque individu est concerné de près ou de loin par ces évolutions. Qu’il s’agisse d’un parent vieillissant dont on adapte la maison grâce aux objets connectés ou d’un ami diabétique qui utilise au quotidien une application lui permettant de mieux suivre sa maladie, les technologies vont devenir de plus en plus présentes. Dans une approche préventive, les applications et les objets connectés ont un rôle important à jouer. À l’image des bracelets pour lutter contre la sédentarité, des objets connectés de gestion du sommeil ou des techniques d’impédancemétrie mesurant la masse graisseuse ou l’hydratation du corps, des techniques parfois professionnelles arrivent peu à peu entre les mains des particuliers.

Ainsi, l’institut d’études Berg Insight estime qu’en 2018, dans le monde, environ 19 millions de patients, équipés sous le contrôle de professionnels de santé, utiliseront des dispositifs de monitoring à domicile. Ils étaient 3 millions en 2013. De la prévention à l’accompagnement du vieillissement, les possibilités sont donc multiples !

Du côté des médecins et des personnels soignants, la e-santé et ses nombreuses applications entrent aussi progressivement dans les usages. Des applications de suivi de la relation médecin-patient permettant l’accompagnement à distance des patients diabétiques, des collaborations entre professionnels de santé et ingénieurs voient le jour et se développent. Même si les habitudes évoluent lentement, la e-santé est désormais un aspect à part entière de la réflexion sur les évolutions de la médecine et des systèmes de santé.